Sur le plateau de Laurent Ruquier, la secrétaire d'État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes a affirmé qu'il ne fallait "pas confondre le peuple et la foule". Et le peuple malien n’est pas dupe et ne se laissera pas duper par ceux-là même qui ont largement profité de la gabegie, de la mal gouvernance synonyme de très grande largesse du pouvoir à travers les belles voitures et les maisons de luxe. Que ceux qui ne veulent pas s’y souscrire comprennent que Mahmoud Dicko n’est pas le prophète, que la foule n’est pas le peuple. Le citoyen de bonne foi ne peut que constater que le Président s’y prend mal pour gouverner le pays. Est-ce objectivement la situation de IBK, Président d’un pays en guerre, et résolument en guerre « contre tous les manques, contre la précarité, contre le faible taux d’éducation, contre le faible accès aux centres de santé et à l’eau potable, contre la corruption et l’injustice » ? Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice’’ ! En outre, la démocratie ne s’épuise pas dans le vote, et la majorité ne peut pas tout imposer. Dans le cas du mouvement des gilets jaunes, le gouvernement aurait dû comprendre plus tôt qu’il était l’expression d’un fort mécontentement chez une partie substantielle du corps électoral. Pas seulement en tout cas. Non, l’espace où le peuple est souverain, ça n’est pas le Far West. En conclusion, la coercition, le pouvoir de répression n’est pas encore compris du côté des gouvernés comme celui des gouvernants. De même, il ne suffit pas de s’introniser « Peuple » pour exprimer un avis définitif. Il n’en reste pas moins que, dans une démocratie représentative, on ne peut laisser la rue gouverner, sinon toute réforme – qui fait généralement des gagnants qui s’ignorent et des perdants qui se mobilisent – serait exclue. Que faire, en effet, si 300 000 personnes défilent pour demander l’interdiction de la chasse, et si la semaine d’après 300 000 défilent pour demander son maintien ? Certains estiment que la violence est un indice du degré de mécontentement des manifestants (de « désespoir », diraient ceux qui les soutiennent) et que le gouvernement doit être plus à l’écoute en cas de débordements. En l’espèce, l’impunité règne, car le mouvement n’a pas de structure et de représentants officiels : chacun peut s’improviser porte-parole des gilets jaunes auprès de médias très complaisants, sans endosser la moindre responsabilité, ou se livrer à une surenchère sur les réseaux sociaux. La tension en art et dans les Textes réside entre le terme de foule, innombrable, manipulable, prenant le pas sur l’individu, orientée par un objet et les concepts de peuple et de nation, qui sont essentiels dans le judaïsme. Et le peuple malien n’est pas dupe et ne se laissera pas duper par ceux-là même qui ont largement profité de la gabegie, de la mal gouvernance synonyme de très grande largesse du pouvoir à travers les belles voitures et les maisons de luxe. C’est une abstraction, un idéal qui permet de penser le vivre en commun. Les Français ont, dans un premier temps, largement approuvé les gilets jaunes parce qu’ils partageaient leurs revendications, étaient déçus par le gouvernement ou manifestaient une certaine sympathie pour un mouvement inédit. Que ceux qui ne veulent pas s’y souscrire comprennent que Mahmoud Dicko n’est pas le prophète, que la foule n’est pas le peuple. Pour paraphraser cet autre président victime du déchaînement des foules instrumentalisées, le navire a subi des bourrasques, ‘’le bateau Mali vient d’essuyer une lame d’une … A Bordeaux par exemple, le 13 février 1876, la salle est trop remplie. Au second tour, on contraint les électeurs à choisir entre deux candidats seulement, de sorte que le vainqueur puisse clamer avoir été élu par une majorité. Certains étaient sans doute aussi mus par une forme de suivisme, de culpabilité de classe, de griserie médiatique ou de romantisme révolutionnaire. Don ka djan a sebali tè ! En France, la démocratie reste largement fondée sur la représentation. Et le peuple malien n’est pas dupe et ne se laissera pas duper par ceux-là même qui ont largement profité de la gabegie, de la mal gouvernance synonyme de très grande largesse du pouvoir à travers les belles voitures et les maisons de luxe. Ce n’est pas même une question de sécurité : l’orateur ne peut tout simplement pas accéder à la salle. Que ceux qui ne veulent pas s’y souscrire comprennent que Mahmoud Dicko n’est pas le prophète, que la foule n’est pas le peuple. Mais les initiateurs du mouvement ont choisi d’emblée d’opter pour des formes d’action illégales : manifestations non déclarées en préfecture et dépourvues de responsable et de service d’ordre, blocages de routes et de commerces, violences envers les automobilistes récalcitrants et les forces de l’ordre, dégradations et incendies volontaires…. AEDT, Victoria, Applying behavioural science to create change Que ceux qui ne veulent pas s’y souscrire comprennent que Mahmoud Dicko n’est pas le prophète, que la foule n’est pas le peuple. Pour autant, est-ce que les 80 % de sondés seraient prêts à porter Jacline Mouraud ou Éric Drouet au pouvoir, ou l’un des leaders de l’opposition ? Victoria, Proud Partnerships in Place: 2021 First Peoples Public Administration Virtual Conference 1. Ils renvoient dos à dos casseurs et forces de l’ordre. Den næste Statsminister kan forvente at blive sat på en vanskelig opgave, da en forventet økonomisk krise vil supplere den politisk dybt splittede befolkning lige om lidt. Mais ce n’est pas tout : la seconde partie du chapitre 7 va nous montrer le sort des martyrs et évoquer la destinée ultime du peuple de Dieu… 5. En France, pour certaines élections du moins, notamment pour les présidentielles, le mode de scrutin veille à ce qu’une majorité se dégage. Le fait de ne pas pouvoir expliquer quelque chose est un tant soit peu (ou fortement) douloureux pour notre cervelle. Éprouver une forme de sympathie pour des citoyens qui protestent contre la hausse des taxes, réclament plus de pouvoir d’achat et de services publics, s’élèvent contre des réformes impopulaires, et dénoncent le mépris des élites, ne revient pas à valider l’ensemble de leurs revendications ou à souscrire à un changement de pouvoir ou de régime. Une manifestation violente est-elle plus ou moins légitime qu’une manifestation pacifique ? Alors placarder une explication, une étiquette sur ce comportement aberrant nous soulage, mais ne règle pas le problème. Pourquoi faire grève des semaines durant ou se réunir pacifiquement – à la manière du mouvement Nuit debout – pendant des mois sans rien obtenir si, en mettant à sac les Champs-Élysées ou en incendiant une préfecture, l’on provoque un recul immédiat du gouvernement ? — On peut néanmoins penser que, à ce stade du mouvement, l’opinion publique va se retourner. C’est un raccourci problématique à plusieurs égards. VIDEO: Aya Nakamura en couple avec le rappeur Stormzy? Elle en constitue alternativement la légitimité (« Il faut prendre en compte les revendications de ces gens en colère ») et l’illégitimité (« On ne cède pas aux casseurs et aux factieux »). Que ceux qui ne veulent pas s’y souscrire comprennent que Mahmoud Dicko n’est pas le prophète, que la foule n’est pas le peuple. Au péage de La Barque, près de Marseille, le 9 décembre. Il ne suffit pas d’accoler l’adjectif « citoyen « au terme rassemblement pour en faire un rassemblement légitime. Ce qu’on voit et qu’ont peur de dénoncer des médias tétanisés par leur empathie pour ce mouvement, ce n’est pas le peuple c’est la foule décharnée, crachant sa haine et sa volonté de tout détruire. » ou sur leurs préférences « quelle est votre sensibilité politique ? La règle majoritaire est une approximation de ce que « veut » le peuple. Marchepied à l’extrême-droite. 13 La foule s’avère parfois si dense que le discours ne peut avoir lieu. Commentaires fermés sur Mali : La foule, ce n’est pas le peuple. Car, sitôt que le pouvoir accède à des revendications exprimées avec violence – et le gouvernement n’a eu d’autre choix que de le faire, pour que la pression retombe –, on encourage d’autres groupes sociaux à adopter des comportements inciviques et délictueux. — Aux présidentielles de 2017, rappelons que 37 millions de citoyens se sont rendus aux urnes. Indooroopilly, Queensland, Copyright © 2010–2020, The Conversation Media Group Ltd. Mais, sauf à penser que l’électorat modéré, qui a dominé les élections l’an passé, s’est subitement volatilisé ou a radicalement changé d’orientation politique, on peut faire l’hypothèse qu’une partie des citoyens a dissimulé ses préférences. ... La citation la plus célèbre sur « la foule » est : « Ce n'est pas dans je ne sais quelle retraite que nous nous découvrirons : c'est sur la route, dans la ville, au milieu de la foule, chose parmi les choses, homme parmi les hommes. Les mécanismes de démocratie participative jouent un rôle modeste, les corps intermédiaires sont traditionnellement considérés avec suspicion, les juges ont une influence relativement modeste, et les élus ont une grande autonomie d’action. Il y a près de deux siècles, Tocqueville avait révélé les falsifications auxquelles pouvaient conduire certaines contraintes, en prenant l’exemple du sentiment religieux durant la Révolution française. Et le Président, jusqu’à la fin du mandat que le peuple souverain du Mali a bien voulu lui donner restera à la tête du Mali. Elle est aussi une salutaire mise en garde pour les gouvernants qui ont trop fait abstraction de la manière dont certaines mesures ont été perçues par la population. Par convention, on peut s’en approcher par le suffrage universel. Et le peuple malien n’est pas dupe et ne se laissera pas duper par ceux-là même qui ont largement profité de la gabegie, de la mal gouvernance synonyme de très grande largesse du pouvoir à travers les belles voitures et les maisons de luxe. Ce qui caractérise le mouvement des gilets jaunes depuis le premier jour, c’est la méconnaissance des règles habituelles de la mobilisation, qui doit opérer à travers un ensemble d’outils démocratiques et pacifiques : pétitions, tribunes dans la presse, manifestations (déclarées et encadrées), contacts avec les élus, grèves…, Le mouvement avait trouvé, avec le gilet jaune, un marqueur de mobilisation très astucieux : chaque automobiliste français était équipé de cet accessoire visible, facile à porter ou à mettre en évidence sur son tableau de bord. Qui parmi ceux qui crient aujourd’hui n’a pas bénéficié de ce régime ? C’est la raison pour laquelle la démocratie garantit le droit de s’exprimer, de s’engager dans un parti, un syndicat ou une association, de manifester, de faire grève, de signer une pétition. Olivier Costa does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment. Mais qu’en est-il réellement ? Parallèlement à la complexité dont son analyse s’est dotée, le débat intellectuel de l’époque est à prendre en compte. A la base de notre contrat social, chacun convient et défend comme verset de coran (ou parole d’évangile) que ‘’la souveraineté́ nationale appartient au peuple tout entier qui l’exerce par ses représentants ou par voie de référendum. Face à ces pressions, face à la quasi-unanimité des responsables politiques, des commentateurs et des leaders d’opinion, il semblait difficile pour le citoyen de faire part de ses doutes. Ils opposent la violence du gouvernement, qui étrangle de taxes les classes laborieuses et fait montre d’arrogance, et celle des manifestants. Dès lors, comment des leaders dit-on très éclairés, très sages et très respectés peuvent remettre en cause notre contrat social à travers une imposture républicaine sans pareille en se proclamant « peuple » sans aucun mandat du peuple souverain du Mali ? Que faire, en effet, si 300 000 personnes défilent pour demander l’interdiction de la chasse, et si la semaine d’après 300 000 défilent pour demander son maintien ? D’abord, que veut dire « soutien aux gilets jaunes » ? La crise des gilets jaunes est sans doute l’occasion de repenser tout cela, et de donner plus de poids à des mécanismes de démocratie participative et délibérative. Que ceux qui ne veulent pas s’y souscrire comprennent que Mahmoud Dicko n’est pas le prophète, que la foule n’est pas le peuple. En tout cas, il faut se le dire que la foule ne peut se substituer au peuple et que tous l’admettent, sinon, l’on va toujours vers cette instabilité chronique. Les gilets jaunes sont un mouvement d’ampleur, mais on n’a jamais eu plus de 300 000 personnes dans la rue. Que les sondages établissent que les citoyens ont pris fait et cause pour les gilets jaunes, contre le Président. Interroger les gens sur leur comportement passés ou futurs (« pour qui avez-vous/allez-vous voter ? Jean‑Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Laurent Wauquiez et Olivier Faure soufflent sur les braises depuis le début du mouvement, en espérant tirer leur épingle du jeu et rejouer la présidentielle, mais les citoyens ne sont pas dupes : les sondages les plus récents montrent qu’aucun ne tire bénéfice du mouvement et ne constitue une alternative politique crédible. Comment distinguer les revendications légitimes, qui doivent être prises en compte, des autres ? ») a du sens, mais interroger les gens sur des questions vagues ou très complexes, donne des résultats qui doivent être considérés avec prudence. On rappellera alors que 80 % des Français désapprouvent l’action du Président. Il reste à savoir ce que veut le peuple. Non, une décision du peuple, ça n’est pas un lynchage. Aime le peuple, évite la foule. Et le peuple malien n’est pas dupe et ne se laissera pas duper par ceux-là même qui ont largement profité de la gabegie, de la mal gouvernance synonyme de très grande largesse du pouvoir à travers les belles voitures et les maisons de luxe. Les gilets jaunes sont un mouvement d’ampleur, mais on n’a jamais eu plus de 300 000 personnes dans la rue. PS: Pour le financement aucun problème,les grandes fortunes s’en chargent. En effet, les députés ne sont pas censés représenter leurs électeurs, mais la Nation, et le Président jouit d’importantes prérogatives, dans une approche de sa fonction très gaullienne, voire bonapartiste. Les partisans des gilets jaunes argueront que le gouvernement n’a pas cédé à la violence, mais à l’opinion publique. La foule n’est pas le peuple et 300 000 personnes ne peuvent pas décider pour le peuple. Réforme de l’ISF, baisse des APL, hausse de la CSG pour les retraités, limitation à 80 km/h ou fiscalité sur le gazole sont autant de décisions qui ont suscité de fortes récriminations qui n’ont pas été entendues, au nom de l’idée que le Président avait un mandat clair et un projet pour la France, et qu’il devait garder le cap. On a entendu, depuis un mois, beaucoup d’approximations sur ce que la démocratie est censée être, du côté des gilets jaunes et des responsables politiques qui entendent récupérer leur mouvement, mais aussi du côté de certains journalistes et chroniqueurs. C’est là encore une illusion, mais les électeurs jouent habituellement le jeu. Celui de l'Algérie voisine, Abdelaziz BOUTEFLIKA n'en a que 81 ans. Brèves. Ils comparent les débordements des gilets jaunes à ceux des supporters de foot les soirs de victoire ou à ceux du Nouvel An. Face à un barrage, il était contraint, plus ou moins aimablement, d’enfiler son gilet jaune, de prêter allégeance à la cause, d’y contribuer éventuellement par une obole, afin de pouvoir aller travailler ou conduire ses enfants à l’école. Que ceux qui ne veulent pas s’y souscrire comprennent que Mahmoud Dicko n’est pas le prophète, que la foule n’est pas le peuple. Les citoyens doivent pouvoir s’exprimer entre deux élections. D'où l'on comprend que le refus d'un 5è mandat au profit de ce dernier par une très large fraction du peuple algérien n'est pas une question d'âge. Les temps changent, le Mali demeure, et dans ses frontières. Conference, Victoria, Data for Action: Using Predictive Risk Modelling Tools in Social Services Agencies Nombreux étaient les automobilistes qui arboraient un gilet jaune dans leur véhicule, « au cas où ». Que ceux qui ne veulent pas s’y souscrire comprennent que Mahmoud Dicko n’est pas le prophète, que la foule n’est pas le peuple. changé de point de vue et fait évoluer son approche de la foule ainsi que l’angle par lequel il analysait son fonctionnement. Il n’en reste pas moins qu’une minorité, même très mobilisée, même bénéficiant d’un soutien de l’opinion publique, ne peut pas se substituer à la majorité et effacer les résultats des élections. « Foule » n’est pas le terme le plus fréquemment utilisé dans l’Ancien Testament pour désigner un groupe. (adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); © Copyright maliactu.net - Le Mali en continu, sur Mali : La foule, ce n’est pas le peuple, Mali : Au Mali, les arrestations menées par la sécurité d’État se poursuivent, Mali : l’actualité du jour en Bambara Mercredi 23 Décembre 2020, Mali – Atteinte à la liberté de Presse : Enlèvement arbitraire de Mohamed Bathily (RAS BATH) dans les locaux de la radio Renouveau, Mali : l’armée épinglée dans un rapport pour des crimes contre l’humanité, Mali : DECLARATION LIMINAIRE N°011 – CS/M5-RFP, Mali : Appel à témoin par rapport aux évènements du 10, 11 et 12 juillet 2020, Mali : Communiqué des faitières de la presse du Mali, Mali : Le président de l’ URTEL dénonce l’arrestation de Ras BATH, Mali : les administrateurs civils s’allient à l’UNTM, Mali : Ras BATH arrêté à son domicile, le CDR réclame sa libération, Mali : rumeurs sur la libération de Sidiki Diabaté : Voici toute la vérité. Que ceux qui se refuseront d’aventure à s’insérer dans cet impératif national et républicain se souviennent que le 5 juin est passé ; le ‘’18 heures’’ fixé comme ultimatum est passé ; 18 autres heures sont passées ; 18 autres heures passeront… Mais le Mali restera et force restera, inch’Allah, à la Nation et à la République. L’émotion passée, les citoyens français, dont la vaste majorité est attachée aux institutions, à l’ordre public et à la paix sociale, s’entendront sans doute pour considérer qu’une insurrection hebdomadaire n’est pas le moyen le plus sûr d’améliorer le sort des Français, et que le coup de semonce à l’endroit du gouvernement était suffisant. Et le peuple malien n’est pas dupe et ne se laissera pas duper par ceux-là même qui ont largement profité de la gabegie, de la mal gouvernance synonyme de très grande largesse du pouvoir à travers les belles voitures et les maisons de luxe. Ils ont en outre, par principe, refusé de rencontrer les représentants de l’État et cherché à imposer leurs revendications de manière unilatérale, dans une logique du « tout ou rien ». La foule immense devant le trône, ou le peuple de Dieu triomphant (7.9-17) 9Après cela, je vis qu’il y avait une foule immense, que nul ne pouvait dénom- Les premières réactions – ou l’absence de réaction – n’ont fait que mettre de l’huile sur le feu et cultiver chez les citoyens mobilisés l’idée qu’ils étaient déconsidérés. Débat : La foule n’est pas le peuple. Laffont, p. 1045), Future public sector leaders' series Les bravades, les défiances, les provocations de rue, les appels à la subversion et au pronunciamiento ne changeront rien. La foule n’est pas le peuple et 300 000 personnes ne peuvent pas décider pour le peuple. » (De la démocratie en Amérique. Les mots « peuple » (’am) ou « nation » (goy) lui sont souvent préférés, désignant des organisations religieuses ou politiques. La statue ratée de Samuel Eto’o à la mairie de Yaoundé qui fait rire, DJ Arafat : “Je suis en train de mourir” ; sa sœur lance un SOS à Carmen Sama, PSG : l’incroyable salaire que verse Neymar à ses amis, Mali: Conseil d’administration de l’ANPE : Le budget 2021 légèrement en baisse. Il n’est pas sans lien – pour une part Applying behavioural science to create change, Proud Partnerships in Place: 2021 First Peoples Public Administration Virtual Conference, Data for Action: Using Predictive Risk Modelling Tools in Social Services Agencies, élu par de nombreux citoyens qui entendaient, avant tout, s’opposer à Marine Le Pen, effets de contagion difficilement contrôlables, des résultats qui doivent être considérés avec prudence, Associate Lecturer or Lecturer, (ECDF) in Digital Health, Research Officers | Multiple Roles | Bioinformatics Division, Dean, Joseph L. Rotman School of Management. — « La foule électronique n’est pas le Peuple », vous ne voulez quand même pas dire que LREM (ce mouvement composé d’adhérents cliqueurs dispensés de verser une cotisation) est à la politique ce que Facebook est à l’amitié? Il est temps que la République co-gère les affaires publiques avec le peuple. Ce phénomène s’entretenait de lui-même, la faiblesse supposée du nombre des croyants au sein de la société française les incitant à continuer de taire leurs convictions : « Ceux qui niaient le christianisme élevant la voix et ceux qui croyaient encore faisant silence, il arriva ce qui s’est vu si souvent depuis parmi nous, non seulement en fait de religion, mais en tout autre matière. Nigeria: triste nouvelle pour les célèbres jumeaux P-Square (photos), Mali : L’AS Police de Bamako a réalisé ce dimanche, un double exploit au palais des sports, en finale de la Coupe du Mali en dames et messieurs, Mali : Basket-Ball : la police réalise le doublé en hommes et dames en remportant la coupe du Mali. Si n’importe quelle organisation – mouvement politique, syndicat, association, collectif – s’était rendue coupable du dixième des exactions commises par le mouvement des gilets jaunes, elle aurait sans doute été rapidement dissoute. Et le peuple malien n’est pas dupe et ne se laissera pas duper par ceux-là même qui ont largement profité de la gabegie, de la mal gouvernance synonyme de très grande largesse du pouvoir à travers les belles voitures et les maisons de luxe. — Non, le peuple, ça n’est pas la foule. En outre, comment intégrer la violence à cette équation ? La mobilisation est numériquement en baisse, mais les plus radicaux pensent leur heure venue et ne vont sans doute pas relâcher la pression. Certes, cette majorité est un peu artificielle, et Emmanuel Macron a sans doute perdu de vue qu’il a été élu par de nombreux citoyens qui entendaient, avant tout, s’opposer à Marine Le Pen. Et plus généralement, il ne suffit pas d’être … « L’homme d’acier trempé » qui embastillait à tour de bras les opposants et les déportait à travers le pays pour leur rappeler ce qu’est l’autorité de l’Etat est aujourd’hui «l’aîné sans être le plus âgé » qui accepte « d’être l’aiguille » pour coudre et recoudre « le tissu national » et dis, comme son aîné et prédécesseur « à tous les Maliens et à toutes les Maliennes de la classe politique, des organisations de la société civile, à nos corps en tenue…: Si tous oublient leur ego, si tous oublient leurs appétits, leurs ambitions, leurs calculs et leurs supputations du moment, alors ils seront sans aucun doute ce fil dont l’aiguille a besoin pour coudre » ! D’autres refusaient d’afficher leur soutien à un gouvernement sourd aux revendications, et désapprouvaient le discours de ceux qui affichaient leur mépris pour cette mobilisation populaire ou dénonçaient un peu rapidement la « peste brune ». A ces hybrides qui ont carotté aussi le fruit de la rapine, le peuple demande des réponses : comment appelle-t-on celui qui accepte le bien volé du peuple ? Certains commentateurs relativisent cette violence structurelle. On rappellera aussi que le mouvement des gilets jaunes n’a, initialement, guère laissé le choix au quidam. Mais qui peut se dire satisfait de son action alors que la France vit une situation insurrectionnelle, que les citoyens sont empêchés de circuler à leur guise ou de travailler, que les chaînes de télévision passent en boucle des images de guérilla urbaine ? Désormais, rares sont les personnalités et les acteurs de la société civile qui affichent leur soutien à un mouvement marqué par une ligne politique confuse, par sa fascination pour la violence et par son refus de la négociation. La foule n’est pas le peuple. On a entendu, depuis un mois, beaucoup d’approximations sur ce que la démocratie est censée être, du côté des gilets jaunes et des responsables politiques qui entendent récupérer leur mouvement, mais aussi du côté de certains journalistes et chroniqueurs. Par ailleurs, les droits des minorités doivent être défendus par la Constitution et le droit, et par les autorités. Directeur de recherche au CNRS / Directeur des Etudes politiques au Collège d'Europe –, Sciences Po Bordeaux. Rihanna, sexy au diable : La star exhibe son fessier et affole le thermomètre ! Nous avons vu aussi que l’innovation est parfaitement compatible avec le goût populaire, dès lors qu’elle s’appuie sur lui, nous avons vu enfin que loin d’être une vérité historique universelle, la déconnexion culturelle entre le peuple et les élites est récente, et n’est pas le fait du peuple, mais des élites. Presqu'une décennie de plus ! Nul ne sait où va ce mouvement. Le citoyen qui se promène aujourd’hui dans les rues désolées de Paris, Bordeaux, Saint-Étienne ou Toulouse, entre carcasses de voitures brûlées, barricades et devantures de magasins défoncées, pourra difficilement considérer que ce ne sont que les inévitables effets collatéraux d’un mouvement fondamentalement non violent. Dans un système démocratique, « le peuple », c’est la communauté formée par l’ensemble des citoyens. Mais, une fois encore, peut-on gouverner un pays ainsi ? Les chercheurs en sciences sociales n’aiment pas faire de prédictions : ils sont scientifiquement mal équipés pour cela et préfèrent plus prudemment « prédire le passé », en analysant le déroulement d’événements dont on connaît l’issue. La République a tremblé, la démocratie a vacillé, pour autant l’éternel Djoliba reste dans son lit ; et le Président IBK toujours aux commandes du bateau-Mali ! Quand les opposants au mariage pour tous ont défilé en masse, et durablement, le gouvernement aurait-il dû retirer sa loi ? Certains affirment à satiété depuis un mois que « les gilets jaunes sont le peuple ». Nul ne conteste aux contestataires leurs diatribes et fulminations contre l’insécurité, les hypothèques sur la souveraineté, les risques de partition du pays, la gangrène corruptrice, le laisser-aller, le l’impunité… sur fond de clientélisme et clanisme. La manière dont certains lycéens se sont récemment « mobilisés » – en brûlant des voitures et en s’équipant pour en découdre avec les forces de l’ordre – montre que le recul face à la violence crée des effets de contagion difficilement contrôlables. Que faire, en effet, si 300 000 personnes défilent pour demander l’interdiction de la chasse, et si la semaine d’après 300 000 défilent pour demander son maintien ? Pour autant, pour autant ! “La foule n’est pas le peuple”, et citat som i disse urolige tider giver stof til eftertanke, hvor ingen lykkes med at blive enige om noget som helst. On peut insister sur l’importance de l’abstention et du vote blanc et nul, mais 37 millions, cela reste 100 fois plus que les plus importantes mobilisations de gilets jaunes. Selon lui, les pressions qui s’exerçaient sur les croyants, qui jugeaient malvenu d’exprimer leur attachement au christianisme, avaient fait apparaître l’opinion publique comme antireligieuse, alors qu’elle ne l’était pas. La question de la violence est le nœud de ce conflit. Les fans sont affolés à la vue de cette vidéo! Masterclass series, Victoria, Regulatory frameworks - free webinar — On ne reviendra pas ici sur l’inanité de certains sondages. La foule n’est pas le peuple et 300 000 personnes ne peuvent pas décider pour le peuple. Que ceux qui ne veulent pas s’y souscrire comprennent que Mahmoud Dicko n’est pas le prophète, que la foule n’est pas le peuple. Ainsi, ils confirment toujours le résultat de l’élection lors des élections législatives, car ils savent que – en France du moins – l’existence d’une majorité claire est indispensable au bon fonctionnement des institutions et à la conduite de l’action publique. Un jour viendra, où beaucoup de gens, des deux côtés, répondront de leur forfaiture contre la République et la Nation ! Olivier Costa, Sciences Po Bordeaux. Gustave Le Bon est d'accord avec Gabriel Tarde pour dire que la foule dite « artificielle » est plus créative que la foule naturelle, qui n'est autre qu'un rassemblement d'individus physiques à un endroit donné et sous le commandement d'un leader. In en est ainsi en la démocratie. Les échauffourées ne sont plus le fait de gilets jaunes, mais d’extrémistes, de casseurs et d’opportunistes. Le président de la Tunisie, Béji Caïd ESEBSI, est âgé de...92 ans. […] Ce qui n’était encore que le sentiment d’une partie de la nation parut ainsi l’opinion de tous, et sembla dès lors irrésistible aux yeux mêmes de ceux qui lui donnaient cette fausse apparence. Douze bonnes raisons de ne pas nous révolter… Certains voient le peuple réagir, tout casser.